L'Aurière

L'Aurière


Etymologie

On trouve différentes orthographes de l’Aurière: la Lorière, la Laurière, l'Ourière.

Le cadastre de 1811 indique le Mortier de l'Ourière. Mortier est un mot patois qui désigne une mare.

La véritable orthographe du manoir serait Lorière, puisque ses premiers propriétaires s’appelaient de Lorière.

On a écrit que le nom du manoir avait pour origine un riche trésor d’or et de bijoux caché par une courtisane de la cour de François Ier, venue y loger au début du XVIe lors des fêtes données à la Ville-au-chef, et qui ne fut jamais retrouvé. On sait maintenant que l’origine du nom est autre.



Histoire

En 1429 et 1440, il est fait mention du manoir comme l’hostel de JEAN DE LORIERE, qui y a un métayer. En 1497, c’est CHRISTOPHE DE LORIERE qui l’habite.

Changement de famille au XVIe, puisque apparaissent dans les actes, de 1529 à 1558, deux auditeurs des comptes du nom de BOULOMER, seigneurs de Lorière, paroisse de Nozay, évêché de Nantes, et dont les armes sont ainsi faites : une fasce chargée de trois molettes, alias : d’argent à une boule de gueules sur une mer d’azur .

Un autre seigneur de Lorière nous est connu, DE LA CHASTELAIS, seigneur dudit lieu, seigneur de Lorière, paroisse de Nozay. Difficile de le dater, voici les informations dont nous disposons sur cette famille : extraction de la réformation de 1670, sept générations, paroisse de Montrelais, évêché de Nantes. Jusqu’en 1560, cette famille portait le nom de Cheval. Grégoire Cheval, franc-archer, dans la compagnie de Pierre L’épervier en 1484, épouse Perrette Priou. Son blason était d’azur à quatre étoiles d’argent, deux en chef et deux en fasce, et un croissant de même en pointe .

On peut encore citer, sans pouvoir donner de datation, DACHON, seigneur de la Justonnière, de la Bérangeraye, de la Varanne-St-Père et des Rigaudières, paroisse de Mesanger, seigneur de la Ragotière, de la Billière et de la Salmonière, paroisse de St Herblon, seigneur de Lorière, paroisse de Nozay, seigneur de Flessan. Quelques informations complémentaires : extraction de la réformation de 1670, cinq générations, et maintenu à l’intendance en 1700, ressort de Nantes. Jean, seigneur de la Justonière, mort en 1498, marié à Guillemine Guischard père et mère de François, vivant en 1520, époux de Jeanne Blanchet, dame de la Bérangeraye, dont 1° Guillaume, qui suit, 2° Jean, auteur des Dachon, rapportés ci-après. Guillaume fut père de Jean et aïeul de Jacques, conseiller au présidial et échevin de Nantes en 1607, marié en 1599 à Anne Cassard, dont les descendants établis en Anjou ont produit un chevalier-page du grand maitre de Malte en 1779, et une fille admise à St-Cyr en 1785 . Le blason de la famille : de gueules à deux léopards d’or, l’un sur l’autre.

En 1680, CLEMENT URVOY y passera.



Description du manoir de l’Aurière

Ce manoir à plan rectangulaire est peut-être le plus beau de Nozay.

Comme la plupart des manoirs de Nozay, il a été profondément remanié et embelli au XVIes. Pourtant, des éléments pourraient le faire remonter au XVe.

Sa façade Est est flanquée d’une haute tourelle carrée contenant un escalier hélicoïdal en schiste, ajourée de petites baies en schiste à chanfrein.

La porte du cellier est ornée sur ses chambranles d’un large chanfrein fleuronné.

La porte d’entrée est surmontée d’un linteau en arc surbaissé orné d’une frise d’ornements délicats en rosace.

A l’intérieur, le manteau de la cheminée toute en schiste porte dans sa partie supérieure une ornementation sculptée, et sur la tablette un écu en pointe.

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