Château de la Touche

Château de la Touche
Le château de la Touche est perché sur une élévation dans un parc de 40 hectares qui descend jusqu’à l’église de Nozay. Le château actuel a été reconstruit en 1827 à coté de l’ancien château et d’importantes dépendances. Ces communs sont inscrits sur l’inventaire des monuments historiques.

Communs de la Touche, XVIème, IMH

Communs de la Touche, XVIème, IMH
La porte d'entrée monumentale est faite pour frapper le visiteur qui la franchit avec une ouverture cochère et une piétonnière . Cette porte est surmontée par une rangée de faux mâchicoulis uniquement ornementaux, qui symbolisent la puissance. Le portail est construit en tuffeau, matériau traditionnellement utilisé dans le Val de Loire. L'ornementation est sobre et inspirée de l'antiquité. De fausses colonnes qui sont posées en légère saillie et le fronton décoré qui est surmonté d'une niche de faîtage, rappellent le pouvoir religieux comme le blason seigneurial rappelle le pouvoir aristocratique.
Communs de la Touche, XVIème, IMH
L'allée d'honneur passe au milieu des communs qui abritent une magnifique charpente. Ces bâtiments servaient à loger l'importante domesticité des propriétaires.

Proche du portail, la maison des gardiens est d'apparence médiévale avec ses fenêtres à meneaux, l'entourage des ouvertures en pierre de Nozay comme l'appareillage des murs. Le linteau est sculpté en accolade avec un petit personnage naïf au-dessus de la porte.

Pendant la dernière guerre, l'occupant était installé au château de La Touche. A la libération, il sera remplacé par les troupes américaines. Le portail étant trop étroit pour faire entrer les chars, un côté a été détruit en partie. Le portail que nous pouvons voir aujourd'hui est donc une reconstruction d'après guerre

Un peu d'histoire

Un peu d'histoire
Les premiers propriétaires connus de La Touche, avant 1498, furent Du Moulin, De Mérhan et Sorin. Ils occupèrent de hautes charges à la cour des Ducs de Bretagne depuis celle de Maître d'Hôtel et de Financiers à celle de Maître des Eaux et Forêt du Gâvre.

Le 27 septemvre 1534, Pierre Pirault, conseiller du Roi et secrétaire du gouverneur de Bretagne Jean de Laval, achète la Touche pour 400 écus d'or. Pierre Pirault embellit les environs de La Touche par les gentilhommières de La Naulière, La Villatte et Rosabonnet qu'il fit construire.

Avant 1553, Toussaint de Comaille, Contrôleur Général de la marine du Ponant, avait acquis La Touche et ses dépendances des Pirault qui abandonnèrent la Bretagne pour cause de religion.

Cette terre et ses annexes échurent en partage à sa fille aînée, Claude de Comaille mariée en 1563 à Pierre de Cornulier, qui fut maire de Nantes.

Pendant la révolution, la garde nationale était cantonnée à La Touche. Le capitaine Sigisbert Hugo, futur général d'empire, père de Victor Hugo, fut le chef du cantonnement de Nozay en 1794.

A la fin de la révolution le vieux Château de La Touche commença sa lente dégradation. Il servit de rendez-vous de chasse pendant l'Empire. En 1815, il fut occupé par les Prussiens qui y firent de considérables dégradations, ce qui acheva de le rendre inhabitable.

La Touche fut vendue le 29 janvier 1821 au comte François de Monti de Rezé et à dame Olympe Le Roux de Commequiers son épouse. Ils la donnèrent à leur fille Euphrasie de Monti de Rezé, mariée à Constant Antoine, comte du Bois de Maquillé, page de sa majesté le roi Charles X, maire de Nozay.

Il était dans un tel état de délabrement en l82l que François de Monti de Rezé le fit raser pour construire en 1827 l'actuel château de La Touche pour la somme de 25.000 francs or. Celui-ci fut ravagé par un incendie le 6 avril 1987. Il est aujourd’hui complètement restauré.

Ci-contre, l'extrait du cadastre de 1811 marque l'emplacement des dépendances et de l'ancien château.

Pratique

Pratique
Les dépendances sont ouvertes à la visite en juillet et en septembre et en particulier pendant les journées du patrimoine.
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Henri GAUDIN : 1944 A l'école au château de la Touche - 06 décembre 13, 18:07

Réfugié à Nozay après les bombardements de Nantes du 16 sept 1943, mon père DCD sous les bombes, nous sommes accueillis ma mère et mes 5 frères et sœurs à Nozay, l'école St Joseph trops petite j'irai en classe pendant un moment au Château de la Touche derrière l'église, ma sœur à l'école Ste Marie
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