Le Vieux bourg

Le Vieux bourg
Ancien presbytère du Vieux-Bourg de Nozay

Histoire

A la révolution, l’ancien presbytère du XVIe s. proche de l’église, avait été confisqué et vendu comme bien national à Pierre Drugeon, le 23 fructidor an IV (1794).

Nozay se retrouve donc sans cure, même si jusqu’en 1818, on s’arrange pour le logement des curés successifs en louant ce même bâtiment.

Mais à cette date, le nouveau curé, Mr Renaudin, plus difficile que ses prédécesseurs et appuyé par l’évêque de Nantes l’abbé de Latrappe, refuse d’occuper ce bâtiment trop vétuste et trop petit à son goût. Il est logé ailleurs aux frais de la commune.

Pour éviter cette situation onéreuse, le conseil municipal de Nozay décide le 10 février 1819 d’autoriser le maire, monsieur Jean-Pierre Leroux, à faire les démarches d’achat de l’ancienne cure avec son propriétaire, qui est toujours M. Drugeon. L’objectif est de proposer à monsieur le curé un bâtiment réparé et agrandi de moitié qui le satisfaira.

La vente est conclue le 18 mai 1819, pour 2700 francs, plus frais notariaux, mais non pas avec Pierre Drugeon, mais avec François Urvoy, nouveau propriétaire de la cure depuis le … 23 mars 1819 pour la même somme de 2700 francs. (La maison avait été estimée le 10 mars à 3050 francs).

Jean-Pierre Leroux, acheteur pour la commune, doit s’obliger personnellement et subsidiairement, sur demande expresse du vendeur. Un délai fatal de 3 ans est imposé par M. Urvoy ; la prise de possession n’aura lieu qu’au 1 janvier 1822.

La commune de Nozay est donc propriétaire de ‘‘la maison presbytérale, consistant en une cuisine, un petit salon, un célier au derrière, deux chambres hautes, un petit cabinet, un grenier au-dessus, le tout couvert d’ardoises ; ainsi que deux petits jardins, et le pré de la Maladrie.’’

Un architecte de Nantes, M. Gilée, est appelé pour dresser les devis et plans de réparation et agrandissement du bâtiment ; devis qui montent à la somme de 6075,54F, auxquels il faut rajouter un devis de 1000F pour la construction d’une écurie.

Ces travaux ne seront jamais réalisés, et la cure ne verra jamais le curé M. Renaudin, à qui sera versé par la mairie une allocation de 300F pour son logement.

Le 25 mars 1833, le conseil municipal en autorise la vente pour 4500F, afin de financer en partie l’achat d’une nouvelle maison presbytérale (en l’occurrence l’ancien prieuré St Saturnin) ; elle sera vendue 4560F.
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