La Villatte

La Villatte

Etymologie

Le mot Villatte est ancien ; il est dérivé de "villa" terme gallo-romain qui désignait une possession, un domaine rural, aussi employé au moyen âge.

Histoire

La ferme appelée l’Etang rappelle l’ancien étang de la Villatte de 30 ha de superficie, alimenté par le ru de la Villatte, et asséché après 1920. Sur l'une de ses rives, un gros bloc de schiste se voyait autrefois, appelé le tombeau de Gargantua.

L’étang alimentait un moulin à eau. Un incendie détruisit en 1910 celui qui existait alors, et fut reconstruit et mécanisé dans les années 1920-25, car l’étang était alors asséché. Il brûla à nouveau le 8 mai 1936, réparé et réouvert le 18 décembre 1945. Depuis 1973, la famille Bourseau, meuniers de père en fils depuis 1825, a repris ces bâtiments.

Un peu plus haut tournait le moulin à vent de la Villatte, propriété en 1857 de Mr Claude, et où personne ne résidait . Le toit conique pivotait et entraînait dans son mouvement l’arbre autour duquel ont tourné les ailes. Elles ont été retirées au XIXe s. avec l’arrêt du moulin, pour économiser les taxes portant sur leurs ailes, soumises à l’impôt.

Le manoir de la Villatte pourrait remonter en partie au XVe, car il est désigné en 1429 comme l’hostel de Jean Guihenneuc, avec une métairie en dépendant. Pierre Pirault le rachète en 1535 au sieur Jean Rocaz, et l’embellit. C’est de cette période que datent les linteaux avec accolade.

Jean Rocaz, propriétaire foncier à Nozay, appartenait à une famille de négociants espagnols installés à Nantes. Il est anobli à Nozay en 1444.

L’actuel propriétaire l’a acquis en 1976 de la famille Romefort. Il est également le propriétaire de la maison XVIe à côté, qui possède une très belle cheminée avec un blason gravé sur la tablette.


Le Moulin de la Villatte

Attesté dans les sources au XVe siècle, c’est un des moulins construits et appartenant au seigneur de Nozay, et sans relation aucune avec la seigneurie de la Villate. Villate est un nom de lieu désignant toute cette partie du territoire nozéen. Moulin à blé, son étang naturel attenant possède une pêcherie attestée en 1634. L’étang est asséché après les années 1920 par mesure de salubrité.

Un des derniers meuniers avant la révolution est René Gourdon, en 1785. Si en 1816 son propriétaire, consul de roi de Prusse, le loue encore à un meunier, le moulin devient en 1833 une fabrique de coton. Elle est tenue par la famille Aubert (famille des fabricants de sécateurs) qui y installe alors une machine à vapeur. Le vieux moulin en pierre est démoli et reconstruit en 1854. L’activité de filature dure jusqu’en 1882. Redevenu une minoterie, le moulin est reconstruit après un incendie en 1885. Ayant à nouveau brûlé sous la famille Claude avant la guerre, il est repris par la famille Guillois, avant d’être racheté par la famille Bourseau en 1973.

Recherche Yohann Gourdon, historien, juin 2015
Sources : archives originales des archives départementales 44 et archives communales.

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