Origine du nom :
Le bourg de Nozay est une fondation de l’Abbaye Bénédictine de St Florent de Saumur. On trouve dans le cartulaire de St Florent, le nom NOZCACUM en 1076, NOZEYUM et CAPELLANIA de NOZEIO en 1145, et ECCLESIA de NOZAI en 1149.
Son nom signifie ‘endroit bas et mouillé’. Le premier bourg était à l’emplacement actuel de l’église St Saturnin. Le second, siège d’une Châtellenie, était entouré de fossés, d’où lui est venu son nom de ville.
Survol de l’histoire
De nombreuses traces témoignent de la présence de l’homme à Nozay dès l’époque de la préhistoire: menhir en quartz, vestiges d’une grande industrie minière, d’une ancienne forteresse gauloise, d’anciennes sépultures et de bijoux. Une voie romaine longe la route de Rennes à la hauteur du Moulin des Landes.
C’est au VIème siècle qu’un ermite se serait fixé dans ce qui n’était alors qu’un petit hameau déjà appelé Nozay et y aurait fondé une première communauté chrétienne.
Au XIIème siècle, l’évêque Bernard confirme un don de l’église de Nozay aux moines bénédictins de Saint-Florent-le-Vieil.
Brient le Bœuf, frère cadet des Brient, fondateurs de Châteaubriant, devient Seigneur de Nozay. La seigneurie de Nozay appartenait aux Princes de Rieux, branche issue de la famille royale de Bretagne. Brient le Bœuf construisit la forteresse de Château-Gaillard qui était située dans le centre du bourg actuel en bordure de la voie Nantes-Rennes. Elle fût détruite au cours de la guerre de cent ans. A la suite de cette destruction, fût construit le château de la Ville-au-Chef.
Jean de Laval, Seigneur de Châteaubriant, gouverneur de Bretagne accueille la cour de François 1er à la Ville-au-Chef pendant un mois en 1532. Toutes les gentilhommières de la périphérie sont alors occupées par les courtisanes et courtisans. Pierre Pirault, son secrétaire, est le nouveau propriétaire du château de La Touche, avant de le céder aux Montmorency.
A partir de 1830 , l’histoire locale est fortement marquée par l’agronome alsacien Jules Rieffel, fondateur de l’école nationale d’agriculture de Grand-Jouan.
En 1869, une nouvelle église est ouverte au culte dans le nouveau bourg. L’ancienne église est transformée en grange et ateliers divers, avant de prendre le chemin de la restauration sous la houlette de l’ASPHAN, Association de Sauvegarde du Patrimoine Historique et Artistique de Nozay et de sa région.
En 1885, avec la création d’une ligne de chemin de fer, les activités minières connaissent un nouvel essor : 300 carriers extraient la pierre bleue au début du siècle, autant pour la cassitérite dans les années 1950 sans oublier le fer.
Aujourd’hui, les activités agro-alimentaires ont pris le dessus. Nozay travaille également dans les domaines du textile, du bois, des travaux publics et de la meunerie
Le blason de Nozay
Par Yohann Gourdon
Jusqu'en 1971, la commune de Nozay ne possédait pas d'armoiries.
En septembre 1971, le comité d'Héraldique Urbaine en prit conscience en préparant la publication du premier recueil des armoiries officielles de Loire-Atlantique.
Elle chargea donc les Services d'Archives du département d'effectuer une recherche.
Ceux-ci auraient, par précipitation et manque de méthode, relevé dans un armorial breton sans pousser plus loin les recherches, la référence à la famille de Nozay, dont les armoiries sont :
De gueules à la croix d'or, cantonné de 4 lionceaux de même.
Suivant leur avis, et n'ayant aucune raison de remettre en cause le travail de professionnels, le Conseil Municipal de Nozay vota l'adoption de ces armoiries le 8 novembre 1971, enregistrées le 19 juillet 1972 par la commission d'Héraldique Urbaine.
Ce sont celles que porte encore aujourd'hui la commune de Nozay.
Mais 30 ans après, il est temps de rétablir la vérité.
La famille de Nozay a été seigneur de Villemort et de Lyé en Poitou, et malgré l'homonymie, n'a jamais possédé aucune terre sur Nozay, et n'a ainsi aucune raison d'orner le blason de notre commune.
L'unique et véritable seigneur de Nozay est Brient Le Bœuf, fils de Brient, le fondateur de la baronnie de Châteaubriant, don du Duc de Bretagne au XIe siècle. Brient donna à son fils les terres de Nozay, Issé, Fougeray.
Brient Le Bœuf est ainsi le fondateur de la seigneurie de Nozay, qui s'éleva depuis le XIe siècle au rang de haute juridiction, prit au moyen-âge l'importance que l'on connaît, et permit à Nozay d'être ce qu'elle est aujourd'hui. Ses armoiries sont :
De gueules à un bœuf passant, regardant d'or, la queue entre les jambes remontant en pal et fourchée
Certes, les blasons n'ont plus la place qu'ils occupaient il y a encore vingt ans, comme par exemple sur l'en-tête des courriers officiels. Mais il est nécessaire et indispensable de régler définitivement ce quiproquo, et ce pour les raisons suivantes :
- permettre enfin aux Nozéens de pouvoir mettre un nom et une histoire sur le blason de Nozay, ce qui favoriserait le rapprochement de la population avec ses racines et l'histoire de la commune, replaçant celle-ci avec à-propos dans la politique territoriale actuelle (Pays de Châteaubriant) ;
- permettre à la commune et ses acteurs économiques de se parer d'armoiries honorifiques et représentatives de ses activités principales (l'élevage et l'agriculture), à travers l'image du bœuf, en outre symbole de force et de courage ;
- rendre hommage à l'action du fondateur de la commune de Nozay et à tous ses successeurs ;
- ne pas laisser la tâche aux générations futures de réparer une erreur qui aurait été remarquée auparavant sans être corrigée.
Pour que 20 siècles après sa fondation, Nozay retrouve enfin ses armoiries.